Au musée du Luxembourg, un dialogue coloré autour de Fernand Léger


« Il n’y a pas que les éléments naturels comme le ciel, les arbres et le corps humain ; il y a autour de nous ce que l’homme a créé qui est notre nouveau réalisme. » C’est en lisant ces lignes de Fernand Léger (1881–1955) que le critique et historien de l’art Pierre Restany (1930–2003) aurait trouvé le nom du groupe qui allait réunir entre autres Yves Klein (1928–1962), Arman (1928–2005), Niki de Saint Phalle (1930–2002) et Martial Raysse (né en 1936). Grand admirateur de son œuvre, Restany était aussi présent pour l’inauguration du musée Fernand Léger à Biot, en 1960, en compagnie de Raymond Hains (1926–2005).

Voilà pour les jalons historiques de ce dialogue entre Fernand Léger et les Nouveaux Réalistes, posés dès l’introduction par les trois commissaires de l’exposition « Tous Léger ! », Anne Dopffer, Julie Guttierez et Rébecca François. L’exposition ne s’appuie donc pas sur une réelle rencontre entre Fernand Léger et les Nouveaux Réalistes, mais sur le fil conducteur d’une expression, « nouveau réalisme », et sur ce qu’elle a signifié pour le groupe d’artistes éponyme, mais aussi pour d’autres noms des avant-gardes internationales, comme les artistes pop américainsRoy Lichtenstein (1923–1997), May Wilson (1905–1986), Robert Indiana (1928–2018) – ou le duo britannique Gilbert & George (nés en 1943 et 1942).

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