Au musée de l’Orangerie, l’œil-outil de Michel Paysant face aux Nymphéas


Ce fut la dernière œuvre de sa vie, celle qui consacra sa renommée universelle. Pourtant, Claude Monet ne put jamais la contempler pleinement. Quand il achève les Nymphéas en 1926, l’artiste est presque aveugle. De cette vision défaillante naquit une peinture inédite, que l’on peut lire comme le testament visionnaire d’un homme en lutte avec ses propres yeux.

Là où Monet a fait de ses mains le plus précieux allié pour pallier sa cécité, près d’un siècle plus tard, Michel Paysant (né en 1955) inverse la logique : ce dernier dessine sans les mains, uniquement avec ses yeux !

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