Au musée Cognacq-Jay, Agnès Thurnauer revisite l’art du XVIIIe siècle


« Françoise Boucher », « Emmanuelle Kant » : on pourrait croire au premier coup d’œil à une erreur. Il n’en est rien ! Ces deux gros médaillons en résine, qui portent le nom féminisé des célèbres peintre rococo et philosophe des Lumières, sont l’œuvre d’Agnès Thurnauer. Initiée il y a 25 ans, cette série dont sont extraites ces œuvres inédites met en lumière l’effacement du nom d’artistes femmes dans le grand récit de l’histoire de l’art occidental et donne le ton de cette exposition en forme de « Correspondances ».

Cet automne, la créatrice de ces « Portraits grandeur nature » s’est en effet vu confier carte blanche par le musée Cognacq-Jay, qui l’a invitée à investir une partie conséquente de ses espaces. Un grand écart temporel qui s’il déroutera sans doute plus d’un visiteur habitué à la quiétude feutrée des salons de l’hôtel particulier Donon, a d’abord déconcerté l’artiste elle-même.

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