Au Louvre, Jacques-Louis David enragé de la Révolution


La politisation rétrospective des œuvres de Jacques-Louis David (1748–1825) est aisée. Ce d’autant qu’il assigne volontiers à l’art une fin d’édification morale : il ne s’agit pas seulement de « charmer les yeux », mais bien de « pénétrer l’âme ». Mais que sait-on du regard qu’il porte alors sur la Révolution naissante ?

Un courrier adressé en décembre 1789 au Nantais Mathurin Crucy, son ancien condisciple à Rome, qui lui proposait de réaliser une allégorie de la révolution nantaise, dresse un réquisitoire militant contre le clergé et la noblesse, les « vampires » : « Il faudrait supposer la France comme elle était auparavant, déchirée par tous les déprédateurs. »

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