Au Louvre, des audioguides déjantés par des étudiants des Beaux-Arts



Et si vous retourniez au musée du Louvre, cette fois-ci accompagné d’un étudiant des Beaux-Arts de Paris ? L’idée a récemment fait l’objet d’un partenariat pédagogique entre l’école et le musée, lequel a confié à l’atelier de l’artiste-professeure Angelica Mesiti (associée pour l’occasion à l’artiste invitée Marion Naccache) la mission de concevoir un projet en lien avec les collections de l’institution.

Les étudiants n’ont donc eu qu’à traverser la Seine pour parcourir les salles et les couloirs du Louvre, et ce durant une année entière. Leurs pérégrinations ont abouti à une envie : « pirater les audioguides ». Comment ? En enregistrant leurs propres créations sonores, entre voix, bruitages et musique – loin, très loin du simple contenu historique !

Des épisodes variés

Ainsi, la prochaine fois que vous entrerez au musée du Louvre, vous pourrez vous rendre depuis votre téléphone (pensez à prendre vos écouteurs) sur le site du musée, où vous retrouverez les différents épisodes. Signés Chérine Boubendir, Anaïs Legros, Nino Magarelli ou Max Peroy, ils durent entre une et seize minutes, sont tous destinés à un endroit bien précis du musée, et abordent des sujets aussi variés que la question des modèles vivants, la persistance des ruines… Ou se font, pour la plupart, pure proposition poétique.

La beauté du projet tient à son originalité et à son exigence, et semble aller à l’encontre du principe même de l’audioguide, qui explique, éclaire, vulgarise. Mais l’ambition d’inviter la jeune (très jeune même !) création au cœur de l’un des plus importants musées au monde est belle et plaisante, elle fait vivre ces murs pluricentenaires et ses collections intouchables, les met en mouvement.

Lire aussi article :  « Couple under an umbrella » de Ron Mueck, aux frontières du réel

Ralentir le rythme des visiteurs

Surtout, en proposant des créations aussi singulières, le musée et l’école invitent les visiteurs à ralentir le rythme, à ouvrir grand leurs yeux et leurs oreilles, à voir au-delà des œuvres. Pour mieux deviner dans chaque chef-d’œuvre le cœur battant d’une inspiration, et envisager le Louvre comme un imaginaire en mouvement, en gestation d’autres œuvres, d’autres visions. Bref, vous l’aurez compris : il est grand temps de refaire un tour au musée du Louvre !

Arrow

Projet “Je ne suis pas toujours là où je crois être”

Jusqu’au 7 juillet 2024



Source link