après sa victoire à Nice, comment Éric Ciotti veut cultiver sa trajectoire nationale


RÉCIT – Après avoir réussi à déloger Christian Estrosi de la mairie, le nouvel édile savoure sa victoire dans la capitale de la Côte d’Azur. Il y voit une confirmation que sa stratégie de rapprochement avec le RN était la bonne. Et un signe pour la suite.

Au soir de sa victoire, nul triomphalisme. Plutôt, une forme de grande fatigue après une campagne… Comment diable la qualifier ? Dans les divers cercles politiques, chacun y va de son petit mot. «Nice ? Un enfer», glisse un poids lourd du gouvernement. «Un carnage», renchérit un cadre Les Républicains (LR). «Merdique de chez merdique», image un proche de Bruno Retailleau qui, lui, l’a officiellement qualifiée de «délétère»Ce n’est pas Éric Ciotti, sorti gagnant du scrutin municipal (48,54 % des voix), qui les contredira. Dimanche 22 mars, il trinque avec ses fidèles. On se contente de l’alcool qui traîne, on n’en fait pas trop, ils ne sont que quelques-uns. Il était temps que la bataille des frères ennemis, opposant le député des Alpes-Maritimes à Christian Estrosi, prenne fin.

Le maire sortant se passe des félicitations formelles. «Zéro coup de fil», confirme l’entourage d’Éric Ciotti. Sonné, Christian Estrosi joint quelques-uns de ses amis LR. Son agenda désormais vide, il…

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