À Saint-Étienne, quand le musée d’Art et d’Industrie voulait démocratiser le beau


Désignée « Ville créative design » par l’UNESCO en 2010, rien ne prédestinait au départ Saint-Étienne à devenir un terreau fertile de créativité. Au milieu du XIXe siècle, « c’est une ville d’ouvriers qui souffre de son image de ‘ville noire’ [à cause de la pollution et de la poussière de charbon qui envahit les rues, ndlr] », souligne Marie-Caroline Janand, directrice du pôle muséal au musée d’Art et d’Industrie de Saint-Étienne. « Le beau n’existe pas encore ».

Ou du moins reste-t-il la propriété des plus aisés. En témoigne, dans l’exposition, la collection d’objets finement exécutés, aux styles variés, de Jean-Marie Ogier (1827–1900), prospère dessinateur de rubans, devenu portraitiste et paysagiste. Entre plat en faïence de la fin du XVIIe et coffret de mariage finement marqueté en Italie vers le XVe siècle, ses quelques 700 trésors lui permettent de trouver l’inspiration pour des motifs de passementerie. Une certaine définition du bel objet.

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