Gros déménagement en perspective ! La biennale de Lyon n’a pas fait long feu dans les usines Fagor, qui avaient accueilli ses deux dernières occurrences. Pour sa 17e édition, elle abandonne ces hangars âpres pour un site tout aussi industriel mais bien plus spectaculaire : une vaste friche du quartier de la Mulatière, à l’extrême sud de la ville, mais bien desservie par le métro. Voici venue l’ère des Grandes Locos, dont les deux halles sous verrière ont été abandonnées par la SNCF, 12 000 m2 pour l’une, 8 000 m2 pour l’autre, culminant à 21 mètres sous plafond : un terrain de jeu idéal.
La biennale espère bien faire son lit dans ce site récemment reconverti en lieu de culture. C’est Alexia Fabre, commissaire de cette édition, qui en essuie les plâtres, avec la petite centaine d’artistes qu’elle a invités. « Notre désir, révèle celle qui dirige également l’École des beaux-arts de Paris, c’est de rendre hommage à tous ces artistes du monde entier qui travaillent près de nous, cette scène internationale que nous avons à portée de main. »
Des œuvres réparties entre les Grandes Locos et quatre lieux lyonnais
Ils se dissémineront dans chaque recoin des Grandes Locos, autour des motifs du collectif et du soulèvement, car « ces murs chuchotent, transpirent cette histoire ouvrière et humaine », mais aussi sur quatre autres sites dispersés dans Lyon, riches d’œuvres au caractère plus intimiste : comme toujours, le musée d’Art contemporain (macLYON), la fondation Bullukian (qui expose les œuvres de Raphaëlle Peria sous le joli titre « Dérives de nos rêves informulés ») et l’Institut d’art contemporain de Villeurbanne (qui présente à son habitude un florilège d’une dizaine de jeunes créateurs internationaux).
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