Edward Weston a commencé sa carrière, dans les années 1920, dans un minuscule bungalow à Tropico, au nord de Los Angeles, et l’a finie dans une autre bicoque en bois, à Carmel Highlands, juste au-dessus de Point Lobos, sur la côte californienne.
Sa volonté de capturer l’essence intemporelle des paysages, des éléments de la nature ou du corps féminin, son esthétique épurée appliquée au poivron, à la roche ou à la courbe d’un sein ont redéfini les contours de la photographie moderne et inspiré des générations entières de suiveurs prosélytes, explorateurs de la forme et de la lumière qui la révèle.
Le producteur des James Bond, son principal collectionneur
Dans l’exposition que lui consacre la Maison européenne de la photographie (MEP), une image montre la cabane « thoreauvienne » d’Edward Weston à Carmel Highlands, et devant une telle sobriété de vie, on peine à imaginer que c’est depuis une chambre noire minimaliste, logée entre ces quelques planches de bois, qu’il a réalisé nombre de tirages souverains appelés à atteindre des prix vertigineux – le record de Weston est un nu de 1925 vendu 1 609 000 de dollars (plus d’1 million d’euros) chez Sotheby’s New York le 8 avril 2008.
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