À la Galleria Borghese, l’expo de Wangechi Mutu redéfinit la notion de beauté


Rarement la présence d’une œuvre contemporaine dans un monument historique n’aura semblé si pertinente, si subtile, si évidente. En donnant carte blanche à Wangechi Mutu, la Galleria Borghese offre à ses visiteurs un pur moment de grâce, où chaque proposition tisse d’innombrables liens entre les œuvres, les artistes, les géographies et les temporalités, pour écrire une histoire universelle de l’humanité ; et réinventer au passage la notion même de musée en y introduisant vie et mouvement.

L’artiste kenyo-américaine, née en 1972, a pris possession des lieux avec une justesse et une élégance à la démesure de ce chef-d’œuvre patrimonial édifié et décoré à Rome dans un style Renaissance par les plus grands maître du XVIIe siècle. Créatrice démiurge, elle y fait vibrer l’âme d’êtres hybrides futuristes, héroïnes de sa mythologie personnelle, sirènes d’un monde inconnu qui doivent beaucoup aux figures maternelles des grands mythes fondateurs de diverses spiritualités.

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