« Valère Novarina va faire la visite en morse », annonce le directeur des lieux, Paul Rondin face au groupe de journalistes ayant fait le voyage jusqu’à Villers-Cotterêts (Aisne). On sourit – certains savent à quoi s’attendre. De fait, l’auteur né en 1942 en Suisse n’est pas loquace ; il laisse parfois échapper quelques mots, qui racontent son rapport à l’écriture et au langage, un peu aussi sa peinture, exposée ici en majesté. Abstraite, expressionniste, marquée de grands mouvements, de coulures colorées, celle-ci laisse deviner une pratique spontanée, fluide, dansante. Elle ressemble à ses pièces, pourrait-on dire, où les mots sont guidés par un fluide sans queue ni tête, animé pourtant d’un esprit vif ; on peut n’y rien comprendre, et sentir nettement leur séduction, leur intelligence.
et accédez à Beaux Arts Magazine
et à tous les contenus web
en illimité à partir de 5,75€ / mois
Déjà abonné ? Connectez-vous

Poster un Commentaire