DÉCRYPTAGE – Frileuses, les banques rechignent à accorder des prêts. Aucun camp n’est épargné.
L’argent comme nerf de la guerre. À moins de cinq mois de l’échéance ultime, l’expression prend tout son sens, car derrière la confrontation des idées se joue également la bataille du financement. Et le sujet est source d’inquiétude: les candidats disposant des 500 parrainages exigés auront-ils suffisamment de ressources pour faire campagne?
Première à tirer la sonnette d’alarme, la candidate soutenue par le Rassemblement national, Marine Le Pen, a rédigé une lettre adressée à Emmanuel Macron en septembre dernier. La prétendante se souciait alors du fait que «certains représentants des courants de pensée importants se retrouvent confrontés à une quasi-impossibilité de trouver des financements». Avec un acteur en ligne de mire: les banques. Pour certaines trop préoccupées par leur image, pour d’autres très prudentes sur les capacités de remboursement des candidats, elles sont de moins en moins nombreuses à accorder des prêts.
«Un double verrou»
Une frilosité qui s’explique également par l’évolution du paysage
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