Mis en cause pour un recours à l’intelligence artificielle et des soupçons de plagiat, l’écrivain canado-haïtien devait en être l’invité d’honneur en octobre du Salon du livre de l’Estrie, au Québec.
Un salon du livre organisé au Québec a annoncé jeudi exclure de sa programmation l’écrivain canado-haïtien Thélyson Orélien, accusé d’avoir utilisé l’intelligence artificielle pour écrire son roman C’était ça ou mourir et d’avoir plagié des textes au Canada. «Après avoir pris connaissance des allégations de plagiat» et «après mûres réflexions», le Salon du livre de l’Estrie a indiqué, dans un communiqué, «qu’il retire à M. Thélyson Orélien le titre d’invité d’honneur et l’invitation à participer aux deux activités qui figuraient à la programmation».
«Les éléments de communication concernant sa participation au Salon du livre de l’Estrie seront retirés du site internet et des réseaux sociaux», ont ajouté les organisateurs de ce salon, qui se tient du 15 au 18 octobre dans la ville de Sherbrooke. Auteur de l’un des best-sellers de la rentrée, le romancier de 38 ans, qui a remporté lundi le prix du roman Fnac et figure dans les sélections de plusieurs autres récompenses comme le Goncourt, a été mis en cause lundi sur le réseau social X par le compte anonyme «Balance ton Claude», jusqu’alors confidentiel.
Celui-ci a affirmé que le livre avait été «presque intégralement» écrit par une intelligence artificielle, après en avoir fait analyser des extraits par le logiciel américain Pangram. À ces accusations se sont ajoutées mercredi des allégations de plagiat au Canada pour des textes publiés il y a plus de dix ans. Le quotidien québécois La Presse a notamment indiqué avoir constaté qu’une de ses chroniques publiée en 2013 était dans sa «quasi-totalité» une «traduction légèrement remaniée» d’un article diffusé quelques jours plus tôt par le journal philippin The Philippine Star, toujours accessible en ligne. L’écrivain a dénoncé jeudi auprès de l’AFP une «volonté» de le «faire taire».
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