de l’Aude à Marseille, l’enfer administratif des sinistrés après les incendies


TÉMOIGNAGES – Confrontées à la lenteur des procédures et au manque de solutions pérennes, les victimes d’incendies survenus en 2025 continuent de se battre pour reconstruire ce qui a été détruit.

« Ce jour-là, on n’a pas eu de pompiers. Je considère qu’on s’est auto-sauvés. » Un an après l’incendie qui a ravagé les hauts de l’Estaque, à Marseille, et touché plus de 90 maisons, l’amertume de Viviane Caillol demeure. Confinée chez elle sur instruction préfectorale pendant le drame, la retraitée de 64 ans garde le souvenir d’un quartier livré à lui-même, contraint de défendre ses toits avec des seaux d’eau et les moyens du bord. Après le choc du sinistre, les riverains se sont organisés en association pour réclamer aux autorités le déploiement d’un Comité local d’aide aux victimes (Clav). Une structure censée faciliter les démarches, alors que chaque étape de la reconstruction prend un temps considérable. Pour l’heure, ni le préfet des Bouches-du-Rhône ni le procureur de la République n’ont donné suite à cette demande.

Sur le terrain, les habitants se heurtent à des mois de paralysie administrative. « Pendant presque un an, il ne s’est rien passé », déplore Viviane. En cause&nbsp…

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