Les deux groupes pharmaceutiques discuteraient d’un éventuel rapprochement, affirme le Financial Times. La nouvelle a fait dévisser le titre d’AstraZeneca en Bourse.
Le géant pharmaceutique britannique AstraZeneca et son rival américain Bristol Myers Squibb (BMS) ont tenu des discussions sur une éventuelle fusion, qui donnerait naissance à l’un des plus grands laboratoires au monde valorisé près de 400 milliards de dollars, selon le Financial Times. La nouvelle faisait dévisser le titre d’AstraZeneca de quelque 7% peu après l’ouverture de la Bourse de Londres ce lundi 3 août. Contacté, le laboratoire britannique n’a pas souhaité faire de commentaire.
Les deux groupes «ont mené des discussions en vue d’un rapprochement ces derniers mois», indique le quotidien économique dans un article paru dimanche soir, citant des personnes proches du dossier, pour qui «les pourparlers pourraient aboutir à un accord dans un avenir proche, mais pourraient également être retardés ou échouer».
AstraZeneca lorgne le marché américain
AstraZeneca est valorisé environ 196 milliards de livres à la Bourse de Londres (selon des chiffres qui précèdent l’ouverture des échanges lundi) soit environ 264 milliards de dollars. BMS affiche de son côté une valorisation boursière de 133 milliards de dollars. Le géant pharmaceutique britannique a publié la semaine dernière un bénéfice net en hausse de plus de 2% au deuxième trimestre, à 2,5 milliards de dollars, continuant de bénéficier des ventes de ses traitements contre le cancer.
Le Britannique, qui espère que les États-Unis compteront pour la moitié de son chiffre d’affaires d’ici 2030, avait dévoilé il y a un an un plan d’investissement de 50 milliards de dollars dans ce pays d’ici à cette échéance. Autre signe de son rapprochement avec les États-Unis, le laboratoire est coté depuis le 2 février à la Bourse de New York, mais conserve cependant sa cotation principale à la Bourse de Londres.
BMS a publié de son côté la semaine dernière un bénéfice net plus que doublé au deuxième trimestre, à 3,3 milliards de dollars, tiré notamment par ses médicaments contre le cancer (Opdivo Qvantig), l’anémie (Reblozyl) ou les maladies cardiovasculaires (Camzyos).
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