La comédie de Bertrand Usclat et Martin Darondeau offre une plongée caustique dans les coulisses de l’institution qui se parodie elle-même.
C’était l’un des films les plus attendus de l’année. Avec De la Comédie-Française, Bertrand Usclat et Martin Darondeau signent « un festival de répliques réjouissantes, un méli-mélo de quiproquos », selon Éric Neuhoff, une « fabuleuse machine à gags » selon Le Nouvel Obs. Multirécompensé au Festival de l’Alpe d’Huez, Bertrand Usclat et Martin Darondeau proposent une « virevoltante comédie que n’aurait pas reniée Feydeau s’il avait croisé les Marx Brothers », observe Boris Bastide pour Le Monde .
Le Monde rappelle que le film « né d’un concours de circonstances » est « truffé d’idées et de dialogues savoureux ». Pour le quotidien 20 minutes, « pas besoin d’être fan de théâtre, ni de la Maison de Molière pour apprécier cette fiction hilarante qui réunit la fine fleur de la troupe du Français ». Au Nouvel Obs, Guillaume Loison estime que « la force du film tient au regard frais et décomplexé qu’il pose sur les arcanes du Français ». Les réalisateurs ont notamment mis l’accent sur les difficultés qu’il peut y avoir entre les comédiens. « La Comédie-Française est un lieu où se côtoient toutes sortes de milieux, de personnalités, de mondes, d’ego », selon France Info.
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Le long métrage ouvre sur l’envers du décor. « Le gag est prodigieux. Le décor s’effondre. Les projecteurs sautent. Les interprètes s’engueulent. Le temps presse. On n’y arrivera jamais. Mais si, mais si. », résume Éric Neuhoff pour Le Figaro . De la Comédie-Française permet de « désacraliser une institution séculaire avec une comédie qui rend hommage à son esprit », observe France Info. Seul Libération regrette un scénario « vieux jeu malgré des gages de modernité ». « Une guignolade de l’angoisse » dans laquelle Nina, une « gentille souris de metteuse en scène » se laisse marcher sur les pieds « sans jamais se plaindre de la condescendance masculine ».
Le talent de Pauline Clément est salué. « L’actrice, membre du collectif humoristique Yes vous aime, donne le tempo, joue sur une fausse naïveté pour faire jaillir les rires ». Pour Le Figaro, Eric Neuhoff rappelle que « dans l’avenir, il ne sera pas inutile de louer son charme et sa grâce, de souligner sa pétulance et son regard étonné ». Le film brille grâce au jeu des acteurs « d’une impressionnante justesse », écrit La Croix .
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