Face à des prix en station qui ne cessent d’augmenter, l’exécutif planche sur des coups de pouces supplémentaires. Le contour exact sera dévoilé dans «les prochaines heures ou les prochains jours».
L’État prend les devants. Alors que la colère sociale se fait de plus en plus pressante face à l’envolée des prix du carburant, le gouvernement semble décidé à soutenir davantage les Français. «Il y aura de nouvelles aides», a ainsi assuré ce matin la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon au micro de LCI. Des propos repris en échos par le ministre de l’Économie, Roland Lescure.
Les contours exacts de ces mesures de soutien n’ont pas dévoilé. Une réunion est prévue à 15 heures à Matignon, pour plancher sur le sujet. Le détail est attendu dans «les prochaines heures ou les prochains jours», a ajouté Maud Bregeon. Toutefois, ces aides devraient entrer en vigueur dès le 1er octobre.
Pour le moment, seuls les gros rouleurs aux revenus modestes bénéficient d’un chèque de 100 euros. L’élargissement des publics éligibles et d’une augmentation du coup de pouce «font partie des pistes», a assuré Maud Bregeon. «La question qui se pose, c’est : est-ce qu’on étend après le 1er octobre, est-ce qu’on élargit le spectre», a abondé Roland Lescure sur France Inter. «Moi, ce que je vais plaider, c’est que celles et ceux qui ont eu l’aide puissent avoir, si on la prolonge, une aide supplémentaire automatiquement. […] Ce que je ne veux pas, c’est que ceux qui ont déjà fait la démarche aient à la refaire», a-t-il ajouté.
Pas d’aides généralisées
En revanche, certaines options ont d’ores et déjà été exclues. «Il y aura très vraisemblablement des aides supplémentaires à partir du 1er octobre, mais ce qu’il n’y aura pas, c’est une baisse de taxe généralisée», a prévenu le locataire de Bercy. Une mesure de bon sens budgétaire souligne-t-il : «20 centimes de baisse de taxe sur le prix de l’essence, c’est presque 10 milliards d’euros, 9,1 pour être précis. On est en train de chercher plus de 50 milliards d’euros pour l’année prochaine, et certains nous disent, “allez en chercher 10 de plus, ce n’est pas grave” !», s’est-il offusqué.
De son côté, Maud Bregeon a balayé l’idée d’une suppression du certificat d’énergie. Cette mesure, réclamée par le RN, permettrait d’économiser entre 10 et 20 centimes par litres. «Ça serait un non-sen», selon la porte-parole du gouvernement, rappelant qu’il ne s’agit d’une somme d’argent qui revient à l’État mais d’une aide dirigée vers les Français. Celle-ci finance l’achat véhicule électrique ou de pompe à chaleur. «Il faut être de moins en moins dépendants du pétrole et du gaz», a souligné la ministre, assurant qu’il «y aura d’autres crises dans le futur».
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