au Royaume-Uni, un couple condamné pour avoir laissé mourir un bébé de 13 mois qu’il voulait adopter


Confié à Jamie Varley et John McGowan-Fazakerley en vue de son adoption, Preston Davey a subi quatre mois de violences sexuelles, physiques et psychologiques. L’affaire, jugée en juin, interroge les failles de la protection de l’enfance britannique.

Quatre mois. C’est le temps qu’a passé Preston Davey chez Jamie Varley et John McGowan-Fazakerley, les deux hommes qui devaient l’adopter, avant de mourir à l’hôpital de Blackpool, dans le nord-ouest de l’Angleterre, le 27 juillet 2023. Lorsque les médecins examinent son corps, ils découvrent bien plus qu’un enfant victime d’un accident domestique. Selon les éléments de l’enquête rapportés notamment par Sky News, l’autopsie révèle que le nourrisson a subi pendant des semaines des violences d’une extrême gravité : une quarantaine de blessures internes et externes, anciennes et récentes, dont de graves traumatismes à la bouche et à la gorge, des lésions compatibles avec des violences sexuelles répétées, ainsi qu’une fracture non accidentelle du bras gauche. Contrairement à ce qu’affirme d’abord Jamie Varley, Preston n’est pas mort noyé : les médecins concluent à une obstruction aiguë des voies respiratoires supérieures.

Le 18 juin, la Crown Court de Preston, au nord-ouest de Manchester…

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