CRITIQUE – Le second volet du diptyque d’Anthonin Baudry se déploie en alternant batailles, diplomatie et mise en place de la Résistance.
Le mot « liberté » brille par son absence dans le titre. Pourtant, cette « libération » irrigue chaque scène du second volet de La Bataille de Gaulle. J’écris ton nom . Le message est sous-jacent, comme les annonces sibyllines de Radio Londres. À chaque spectateur de le décrypter.
Dans le premier volet du diptyque d’Antonin Baudry, qui se déroulait entre 1940 à 1942, l’intrigue mettait en évidence la solitude d’un militaire retiré à Londres. Un Français perdu dans ses chimères de France libre, mais qui avait réussi à séduire Churchill (Simon Russell Beale) par sa droiture, son éclat et son côté « quichotesque ». Tel un chien dans un jeu de quilles, Charles de Gaulle (Simon Abkarian, magistral dans le rôle de sa vie) apparaissait très sûr de ses idéaux, demandant à ses rares troupes de lui faire confiance en regardant « dans la direction de son bras ».
Une narration plurielle
Après avoir rassemblé une poignée de Français désireux de combattre Pétain, tel le fidèle René Pleven (Loïc Corbery), le…
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