Déjà, première chose : la Nuit des musées offre une excellente occasion de pénétrer dans les plus grands musées et de voir les expositions les plus courues du moment sans dépenser un euro. On songera ainsi à Renoir au musée d’Orsay, Matisse au Grand Palais, Lee Miller au musée d’Art moderne, Calder à la fondation Vuitton…
Pour ceux qui souhaitent en profiter pour sortir un peu des sentiers battus et, peut-être, découvrir des institutions dans lesquelles ils ne sont encore jamais allés, ou encore profiter d’une activité hors du commun, c’est très simple : suivez nos recommandations !
Au Mobilier national, les savoir-faire des manufactures royales se révèlent

Les céramique de la manufacture de Sèvres
© Nicolas Davis – Sèvres Manufacture et Musée nationaux
En plus d’ouvrir gratuitement les portes de son exposition « Sèvres, une passion Rothschild. De la Villa Ephrussi à Paris » en ce samedi 23 mai, le Mobilier national invitera ses visiteurs à une découverte des secrets de fabrication des porcelaines de Sèvres, qui font la fierté de la France depuis le XVIIIe siècle. Du façonnage au décor, des artisans employés par la Manufacture nationale feront démonstration d’un savoir-faire extrêmement minutieux, qui élève la céramique au rang d’art précieux. Autre invité très spécial, le peintre en décor de faux bois Frantz Wehrlé, lui aussi, décrira aux curieux ses gestes et techniques singulières, en lien direct avec la scénographie de l’exposition à laquelle il a participé. En famille ? Un livret pour enfants et des cartels adaptés compléteront la visite et les démonstrations.
1 Rue Berbier du Mets • 75013 Paris
www.mobiliernational.culture.gouv.fr
Au Palais de la Porte-Dorée, un grand bal festif

En préparation du grand bal de la Nuit européenne des musées, la chorégraphe et interprète Wanjiru Kamuyu vous propose de participer à des ateliers de danse et de faire partie de ses complices le jour J, PAMOJA, le bal Avec Cie WKcollective
Danser dans un musée, surtout aussi grandiose que le Palais de la Porte-Dorée… L’occasion n’est pas si fréquente ! Mais l’idée a inspiré le chorégraphe Wanjiru Kamuyu, lequel a conçu un grand bal spécialement pour la Nuit des musées, festif mais aussi politique, puisque envisagé comme une « utopie chorégraphique transgénérationnelle ». Sous le nom de « Pamoja », qui signifie « ensemble » en kiswahili, Wanjiru Kamuyu incitera les visiteurs à entrer dans le rythme de danses traditionnelles comme le dabkeh, venu du Moyen-Orient, le singenge de Tanzanie ou encore les danses bretonnes, le tout sur un grand remix signé de la DJ Rokia Bamba. Prometteur !
Palais de la Porte Dorée
293 Avenue Daumesnil • 75012 Paris
www.palais-portedoree.fr
Au parc de l’île Saint-Germain à Issy, une fresque collective autour de Dubuffet

Jean Dubuffet, Tour aux figures, 1988
résine époxy peinte au polyuréthane sur structure en béton • H. 24 m • Parc de l’Île Saint-Germain, Issy-les-Moulineaux • © ADAGP, Paris / Fondation Dubuffet, Paris / Yoann Couette
Il sera très bientôt à l’honneur d’une grande exposition au palais des Arts et du Festival de Dinard : pour la Nuit des musées, Jean Dubuffet inspirera la foule venue se balader dès 17h dans le parc départemental de l’île Saint-Germain à Issy-les-Moulineaux. Imprégné par les volumes monumentaux et les couleurs pures de sa fameuse Tour aux figures, chacun pourra participer à une grande fresque collective, prolongement de l’imaginaire libre de l’artiste. Puis, à la nuit tombée, on prendra part à des visites à la lampe torche du monument, ainsi qu’à des découvertes sonores, uniquement guidées par des voix, des souffles et des sons de toutes sortes…
170 Quai de Stalingrad • 92130 Issy-les-Moulineaux
tourauxfigures.hauts-de-seine.fr
Au musée de l’Histoire vivante à Montreuil, plongée dans l’effervescence de 1936

Le musée de l’Histoire Vivante, Montreuil-sous-Bois
© Bertrand Gardel / hémis
Encore méconnu malgré son ancienneté, le musée de l’Histoire vivante s’intéresse à l’histoire du socialisme, du communisme et des courants libertaires, mais aussi à la culture ouvrière et populaire, aux luttes et à l’histoire du travail. Ce musée associatif créé en 1939, pour les 150 ans de la révolution française, et niché dans un ancien hôtel particulier entouré d’un parc, dévoile pour cette Nuit des musées un copieux programme. Durant tout le week-end, il consacre un festival à la décennie 1936–1946, avec des ateliers de création d’affiches animés par le collectif d’artistes Ne rougissez pas !, plusieurs conférences (« Entre crises et guerre : les classes populaires à la conquête de la démocratie ? », « Résister et lutter contre le fascisme : héritages et perspectives ») ou encore la projection du film La Rage au cœur (2026) de Pierre Verquin, autour des grèves de 1936.
Musée de l’Histoire vivante
31 Boulevard Théophile Sueur • 93100 Montreuil
www.museehistoirevivante.fr
Au château de Sceaux, un improbable concert baroque des Beatles

Château de Sceaux illuminé la nuit
© Domaine de Sceaux – parc et musée départementaux
Parmi les très nombreux concerts proposés pour la Nuit des musées (on courra notamment sur le toit du musée du quai Branly écouter les délicieux pépiements de chanteurs d’oiseaux !), l’un est plus insolite que les autres. Au château de Sceaux, une troupe de musiciens déjantés proposera une relecture baroque du répertoire des Beatles. Baroque, oui car l’ambition est ici de faire se rencontrer Henry Purcell et le fameux groupe d’Abbey Road, que trois siècles séparent. Sur scène, trois chanteurs (Magali Léger, Amandine Bontemps et Jean-François Lombard), un claveciniste et organiste (Jérôme Correas), une gambiste (Olivia Gutherz) et un contrebassiste (Franck Ratajczyk) donneront vie à cet improbable dialogue entre les musiciens anglais. Dont on découvrira, paraît-il, les étonnants mais nombreux points communs !
Domaine départemental de Sceaux
8 Avenue Claude Perrault • 92330 Sceaux
domaine-de-sceaux.hauts-de-seine.fr
Poster un Commentaire