178 utilisateurs du site internet Coco interpellés à l’issue d’une «opération d’ampleur nationale» des autorités françaises


L’opération a mobilisé 762 gendarmes et a donné lieu à 172 gardes à vue et six auditions de mis en cause. Tous sont âgés de 20 à 60 ans et soupçonnées de diffusion et de partage de contenus à caractère pédocriminel, ou d’atteintes sexuelles commises sur des mineurs.

C’est un coup de filet «d’ampleur nationale» qu’ont réalisé les autorités françaises entre mai et juin 2026 dans le cadre de la lutte contre la pédocriminalité : 178 utilisateurs du site internet Coco ont été interpellés sur l’ensemble du territoire national et ultramarin, soupçonnés de diffusion et de partage de contenus à caractère pédocriminel, ou d’atteintes sexuelles commises sur des mineurs, a indiqué la gendarmerie nationale ce mercredi dans un communiqué.

L’opération, coordonnée par les gendarmes de l’Unité nationale cyber (UNCyber) de l’Unité nationale de police judiciaire (UNPJ), a été menée en deux temps, précisent les forces de l’ordre : «une phase visant à fermer le site de rencontre puis une phase destinée à identifier les principaux contributeurs». Le premier objectif a été atteint en juin 2024 grâce aux concours de la Bulgarie, de l’Allemagne, de la Lituanie, des Pays-Bas et de la Hongrie via Eurojust (l’Unité de coopération judiciaire de l’Union européenne).


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Le fondateur de la plateforme, l’Italien Isaac Steidl, avait, lui, été inculpé le 9 janvier 2025 à Paris notamment pour complicité de trafic de stupéfiants, de détention et diffusion d’images pédopornographiques, de corruption de mineur via Internet et association de malfaiteurs. Une information judiciaire avait été ouverte en parallèle par les sections de lutte contre la cybercriminalité et de lutte contre la criminalité organisée financière sur les infractions d’administration de plateforme en ligne permettant des transactions illicites, et de blanchiment.

Le site était réapparu sous le nom de Cocoland

Le second objectif a donc été atteint ces deux derniers mois. 178 personnes, âgées de 20 à 60 ans, ont été identifiées à l’issue d’investigations «d’une ampleur exceptionnelle, portant sur l’analyse de données réalisée tant en amont qu’au cours des phases d’interpellation». Les enquêteurs ont ainsi découvert et analysé 185.853 photographies et 23.597 vidéos. Ces investigations ont ensuite donné lieu à 172 gardes à vue et six auditions de mis en cause.

«À l’issue de cette phase judiciaire, les mesures suivantes ont été prononcées sept peines d’emprisonnement ferme ; deux peines d’emprisonnement avec sursis ; 19 placements en détention provisoire ; 19 placements sous contrôle judiciaire et 22 convocations devant la justice», détaille le communiqué. Au total, 762 gendarmes ont été mobilisés tout au long du processus. Les investigations se poursuivent alors que le site internet était réapparu sous le nom de Cocoland en avril dernier. Une enquête avait été ouverte.

Pour rappel, le site Coco.fr/.gg était un site français de rencontre en ligne immatriculé à l’étranger, considéré comme un repaire de prédateurs et mis en cause dans des guets-apens homophobes. «Outre un accès gratuit à la plateforme, la pédocriminalité y était facilitée par l’absence de vérification de l’identité lors de la création des profils, ainsi que par une modération insuffisante des contenus. En effet, des utilisateurs exclus pour des agissements illicites sur la plateforme pouvaient systématiquement la réintégrer en échange du paiement d’une “amende” ou via un système “Premium”», rappelle la gendarmerie.



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