Warhol face à Cattelan, Childress, LaChapelle… L’esprit pop ressuscité aux Franciscaines


Une esthétique colorée, forte comme un coup de poing : c’est ainsi qu’on pourrait définir le pop art qui explose dans les années 1960, rompant avec les images en noir et blanc de la guerre (durant laquelle les films et les photographies sont encore en nuances de gris, tout comme la BD – il faut attendre 1947 pour les premières colorisations d’Hergé) pour instaurer le règne jubilatoire de la couleur poussée jusqu’à son paroxysme !

Désacraliser la figure de l’artiste

Dans la première salle, une célébrissime pochette de disque attire l’œil : celle qu’Andy Warhol, pape du pop art, a réalisée en 1967 pour le groupe The Velvet Underground, estampillée d’une simple banane jaune sur fond blanc. L’image est familière : ne rappelle-t-elle pas la banane que Maurizio Cattelan scotchait avec désinvolture à une cimaise d’Art Basel Miami (Comedian) en 2019 ? Et si c’était cela que le pop art avait appris aux artistes contemporains : désacraliser avec insolence la figure de l’artiste en jouant avec les frontières de la légitimité artistique ?

À gauche : Pochette de l’album « The Velvet Underground & Nico » (1967) produit et dessiné par Andy Warhol / À droite : « Comedian » de Maurizio Cattelan (2019)

À gauche : Pochette de l’album « The Velvet Underground & Nico » (1967) produit et dessiné par Andy Warhol / À droite : « Comedian » de Maurizio Cattelan (2019)

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© Pictorial Press Ltd / Alamy / Hemis. © Maurizio Cattelan

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