En juillet, le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait affirmé avoir reçu des «informations claires» de ses services de renseignement, affirmant que la Russie préparait «pour l’automne une nouvelle vague de mobilisation»
Le président russe Vladimir Poutine a affirmé jeudi 3 septembre qu’il n’existe actuellement aucun plan de mobilisation en Russie pour son offensive en Ukraine, qualifiant les rumeurs appropriées de désinformation en amont des élections parlementaires. «À ce jour, il n’existe aucun scénario qui nécessiterait une mobilisation», a affirmé Vladimir Poutine en répondant à une question sur ce sujet, lors d’une intervention au Forum économique oriental (EEF) à Vladivostok.
En juillet, le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait affirmé avoir reçu des «informations claires» de ses services de renseignement, affirmant que la Russie préparait «pour l’automne une nouvelle vague de mobilisation». «C’est une attaque informationnelle de la part de l’ennemi à la veille des élections à la Douma, avec une tentative d’influer sur leur résultat», a affirmé jeudi Vladimir Poutine, en référence aux élections des représentants à la chambre basse du parlement russe prévues du 18 au 20 septembre.
Des salaires attractifs et des avantages sociaux
Moscou avait lancé une «mobilisation partielle» de quelque 300 000 réservistes en septembre 2022 pour faire face à des contre-offensives ukrainiennes victorieuses, quelques mois après le début de l’offensive de grande ampleur de Moscou en Ukraine déclenchée en février. La mesure avait entraîné un exode de Russes à l’étranger et les autorités ont depuis évité toute mesure similaire, malgré des pertes très importantes sur le front.
Les forces russes ne souffrent pas de problèmes de recrutement, a également affirmé Vladimir Poutine. Plus de quatre ans après le début de son offensive, l’armée russe recrute en proposant des salaires attractifs et des avantages sociaux. En 2025, elle a signé 422 000 contrats «de service militaire», selon le secrétaire adjoint du Conseil de sécurité Dmitri Medvedev, soit une baisse de 6% par rapport à 2024.
L’Institut pour l’étude de la guerre (ISW), un centre de réflexion basé aux États-Unis, a estimé en juillet que la Russie semblait «préparer le terrain pour une éventuelle mobilisation». Les avancées des forces russes ont considérablement ralenti cette année, au prix de nombreuses pertes.
Moscou occupe aujourd’hui un peu plus de 19% de l’Ukraine, dont 7% qu’elle contrôlait déjà avant 2022, comprenant la Crimée annexée en 2014 et les zones du bassin industriel du Donbass tenues par des séparatistes prorusses.
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