Ventes en berne, licenciements… Porsche, le grand déclassement d’une marque mythique


DÉCRYPTAGE – Le nouveau patron de Porsche, venu de Ferrari, a engagé la restructuration de la marque chérie du groupe Volkswagen. Il compte sur une montée en gamme et une baisse des volumes. Une saignée de 9 000 emplois est programmée.

À Zuffenhausen, près de Stuttgart, berceau de Porsche depuis quatre-vingts ans, le moral des salariés n’a jamais été aussi bas. Tout comme à l’usine de Leipzig et au centre de R&D, à Weissach. Longtemps considérés comme l’élite de l’auto allemande, ces ouvriers, ingénieurs et cadres savent qu’ils ne seront pas épargnés par les restructurations. Pour Porsche, le luxe n’est plus la bulle protectrice qu’il a été.

La marque mythique a toujours occupé une place à part au sein du groupe Volkswagen. Elle en incarne les racines familiales : Volkswagen a été créé par Ferdinand Porsche, en 1931. Ce n’est pas un hasard si Oliver Blume, patron de la célèbre marque sportive au blason, s’est obstiné à vouloir rester au volant lorsqu’il a été nommé président du directoire du groupe Volkswagen, en 2022.

Mais désormais Porsche n’est plus à l’abri des coupes claires que Volkswagen a ordonnées ces derniers mois. Fin juillet, le conseil de surveillance a approuvé un nouveau plan de suppression de 5 000 emplois…

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