USDA – Les estimations d’exportations ukrainiennes de blé et de maïs encore abaissées


Les prévisions d’exportations de blé et de maïs par l’Ukraine ont de nouveau été abaissées par le ministère américain de l’Agriculture (USDA) dans son rapport mensuel Wasde publié vendredi.

L’USDA a réduit d’un million de tonnes le volume de blé ukrainien envoyé à l’étranger, à 19 millions, après l’avoir déjà amputé de quatre millions de tonnes le mois précédent. Depuis le début de l’invasion russe, les ports ukrainiens, par lesquels transitent l’essentiel des cargaisons de blé et de maïs à l’export, sont à l’arrêt.

Pour le maïs, l’USDA a soustrait 4,5 millions de tonnes pour la campagne en cours. En deux mois, le ministère américain a diminué sa prévision de 10,5 millions de tonnes, soit quasiment d’un tiers (31%).

« C’est un mois de retard, a résumé Gautier Le Molgat, analyste d’Agritel. En mars, il n’y a quasiment pas de maïs qui est sorti. »

« Attention, ça, c’est la vision américaine au mois d’avril, a-t-il tempéré. Plus le conflit dure, plus ces chiffres-là risquent d’être révisés à la baisse. » Globalement, les estimations d’exportations mondiales de blé, de maïs mais aussi de soja sont en nette baisse.

Dans le cas du maïs, la prévision de stocks mondiaux de fin de période a été sensiblement relevée, un phénomène lié, en partie là aussi, à la guerre en Ukraine.

« L’Ukraine n’exportant pas, elle augmente ses stocks », explique Gautier Le Molgat.

Dans le cas du blé, la contraction des exportations ukrainiennes a été exactement compensée par la progression de celles venues de Russie.

En revanche, l’USDA ne voit pas accélérer les exportations provenant des Etats-Unis, car le blé américain « reste non-compétitif », selon le rapport, car à des niveaux de prix trop élevés.

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Au total, les stocks de blé sont annoncés en baisse.

Côté soja, le rapport a réduit l’estimation de production au Brésil et au Paraguay, deux pays touchés par la sécheresse au tournant de l’année 2022, ainsi que leurs exportations.

Le mouvement profite aux Etats-Unis, dont les prix restent compétitifs sur ce marché.

« Il n’y avait pas grand-chose là-dedans, en termes de surprises », a commenté Alan Brugler, de Brugler Marketing and Management, au sujet du rapport.

Pour Dan Cekander, de DC Analysis, le rapport est plutôt de nature à faire baisser les cours, car les estimations de stocks sont supérieures aux attentes sur le blé et le maïs.

Il relève aussi que l’USDA a laissé inchangés les chiffres de production de maïs et de soja pour l’Argentine, bien que le pays ait, lui aussi, connu la sécheresse.



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