Interrogée par plusieurs médias à la suite des attaques essuyées par son établissement ce lundi matin à Paris, Carole Zerbib a coupé court aux questions du journaliste de «100 % Frontières».
C’est l’actualité du moment. Ce lundi, depuis les premières heures du jour, les chaînes d’information sont en continu sur le mouvement de protestation des lycéens. Parmi les établissements touchés, le lycée Nicolas-Louis Vauquelin situé dans le 13e arrondissement de Paris a été lourdement attaqué.
«À 7h50, nous étions avec nos équipes sur le parvis de l’établissement pour accueillir nos élèves comme on le fait tous les matins et puis on a vu arriver un groupe de jeunes habillés en noir, cagoulés, assez déterminés et là on a compris qu’on n’allait pas pouvoir discuter avec eux. Donc, j’ai fait rentrer mes équipes dans l’établissement et effectivement, à partir de là, il y a eu un déchaînement de violence. Ils ont jeté des poubelles contre la porte de l’établissement, ils ont déversé un liquide inflammable, mis le feu et donné des grands coups dans la porte. C’était très rapide, très organisé et très violent», a expliqué la proviseure Carole Zerbib au micro de franceinfo.
À lire aussi
«C’est absolument inouï» : Apolline de Malherbe agacée par des pancartes de lycéens dirigées contre BFMTV
La responsable s’est également exprimée face aux caméras de LCI. «J’ai voulu ouvrir l’établissement afin d’assurer notre mission de service public, d’accueillir les élèves qui étaient là mais je me rends bien compte que les conditions de sécurité n’étaient pas réunies pour qu’on puisse garantir la sécurité de tous et maintenir l’ouverture de l’établissement», a-t-elle déclaré précisant être «inquiète pour les prochains jours».
Je ne suis pas d’accord avec la ligne éditoriale de CNews
Carole Zerbib, proviseure du lycée Nicolas-Louis Vauquelin situé dans le 13e arrondissement de Paris
Présent au même moment, un journaliste de CNews a, à son tour, interrogé la proviseure. «Est-ce qu’il s’agissait d’élèves de l’établissement ou de groupes alentour», a-t-il demandé. «Non, ce ne sont pas mes élèves, ce sont des groupes», a répondu Carole Zerbib avant de jeter un regard interrogatif sur la bonnette du micro tendu par Guillaume Foucqueteau. «C’est quoi là ?». «CNews», lui a alors répondu le journaliste de «100% Frontières». «Ah non !», a réagi aussitôt la responsable du lycée rappelant : «J’avais dit non CNews».
Alors que les caméras de LCI continuaient de diffuser en direct la séquence, Guillaume Foucqueteau s’est justifié : «Oui mais je tends mon micro, c’est la presse». Puis il a réclamé une explication : «Mais pourquoi plus les autres journalistes que moi ?» «Mais parce que je ne suis pas d’accord avec la ligne éditoriale de CNews, je pense que vous ne faites pas du bien aux jeunes», a rétorqué Carole Zerbib.
Plus tard dans la matinée, Guillaume Foucqueteau est intervenu dans «100 % Frontières». «Je me permets de préciser, c’est fort dommageable, que deux AED [assistants d’éducation, NDLR] du lycée Vauquelin nous ont insultés», a-t-il affirmé reconnaissant : «La proviseure qui était là sur place n’a pas souhaité répondre à notre micro».
Poster un Commentaire