une femme comparaît ce lundi pour avoir empoisonné et assassiné son compagnon à l’aide de son amant


Le 29 juillet 2022 au matin, un responsable commercial de 47 ans est retrouvé sans vie, dans un bain de sang, dans sa villa de Riom.

«Le principe, c’est que personne ne le cherche»: une femme comparaît lundi dans le Puy-de-Dôme pour avoir empoisonné et assassiné son compagnon à l’aide de son amant, à l’issue d’un plan digne d’un mauvais polar. Les deux accusés sont jugés pour «assassinat» et «empoisonnement» devant la Cour d’assises de Riom jusqu’à vendredi. Le 29 juillet 2022 au matin, un responsable commercial de 47 ans est retrouvé sans vie, dans un bain de sang, dans sa villa de Riom.

Sa compagne âgée de 40 ans, avertie par l’employeur de la victime de son absence, a alerté le voisinage après avoir constaté des traces de sang dans l’entrée de son domicile. Très vite, elle admet avoir un amant avec lequel elle dit avoir passé la nuit. Elle décrit une relation houleuse avec son compagnon qu’elle accuse d’infidélité, ce que l’enquête n’a pas démontré.


Passer la publicité

Le couple était à la tête d’une société gérant notamment un parc de jeux pour enfants et un immeuble à Vichy (Allier). Commerciale dans une agence de voyage, elle était légataire universelle de l’ensemble de leurs biens. L’enquête fait ensuite émerger des échanges de messages avec son amant deux jours avant les faits: «demain soir, c’est mort», «le principe, c’est que personne ne le cherche», «jeudi, c’est parfait».

La mise en cause nie toute implication

Les enquêteurs parviennent ainsi à confondre l’amant, un commercial de 39 ans, qui admet être le meurtrier, puis finit par reconnaître au fil des auditions que sa maîtresse était également sur les lieux et a donné des coups. Selon lui, il s’agissait d’une expédition punitive mais la victime s’est défendue. Après avoir reçu plusieurs coups violents, elle a été étranglée au sol avec un démonte-pneu.

La maison a ensuite été retournée, des bijoux subtilisés, pour simuler un cambriolage. Tous deux sont aussi accusés d’avoir tenté de l’empoisonner quelques semaines avant. La mise en cause nie toute implication: «Aucun élément» ne place l’accusée sur les lieux et les charges contre elle «demeurent particulièrement équivoques», ont indiqué dans un message à l’AFP ses avocats Me Clément Diakonoff et Me Loïc Sarrat.

Sollicitée, l’avocate de l’amant Me Maud Vian, n’a pas souhaité faire de commentaires. Mise en examen dans un premier temps pour assassinat, la fille de l’accusée âgée de 15 ans au moment des faits, qui entretenait elle-même une relation avec l’amant de sa mère et a servi d’alibi au couple, a finalement bénéficié d’un non-lieu. Les deux accusés encourent la réclusion criminelle à perpétuité.



Source link

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


4 + 2 =