une femme belge mise en examen et incarcérée


Âgée de 24 ans, la suspecte a été remise jeudi à la France «par les autorités belges en application d’un mandat d’arrêt européen», a précisé le parquet national antiterroriste.

Une femme de 24 ans, remise par les autorités belges, a été mise en examen vendredi à Paris et incarcérée pour son rôle présumé dans le projet d’attentat déjoué fin mars contre le siège parisien de Bank of America, a indiqué le parquet national antiterroriste (Pnat), sollicité par l’AFP. Au total, cinq personnes sont désormais mises en examen et placées en détention provisoire dans cette procédure, dont deux mineurs, a précisé le Pnat.

Cette femme de 24 ans, de nationalité belge, réside à Liège, d’après des éléments dont l’AFP a eu connaissance à l’ouverture d’une audience devant le juge des libertés et de la détention (JLD) qui s’est ensuite déroulée à huis clos. Elle a été remise jeudi à la France «par les autorités belges en application d’un mandat d’arrêt européen», a précisé le Pnat.


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La jeune femme a été mise en examen pour «association de malfaiteurs terroriste en vue de préparer des actes de terrorisme, ayant pour objectif la préparation d’une ou plusieurs destructions par substances explosives ou incendiaires dans des circonstances susceptibles d’entraîner la mort d’une ou plusieurs personnes», a expliqué le Pnat.

Elle est aussi poursuivie pour «détention et transport de produit explosif en relation avec une entreprise terroriste et en bande organisée». «Elle a été placée en détention provisoire» par le JLD, a précisé le parquet antiterroriste. Sollicitée par l’AFP, son avocate, Me Clémentine Berthier, n’a pas souhaité s’exprimer.

«Entre 500 à 1000 euros» de rémunération

Quatre autres personnes –dont deux mineurs, selon le Pnat vendredi– sont mises en examen dans ce projet d’attentat. Un projet qui «paraît pouvoir être rattaché» au groupuscule «Harakat Ashab al-Yamin al-Islamiya» (Hayi), «sans que cet élément ait pu être formellement établi à ce stade», avait indiqué le Pnat le 1er avril. Le groupuscule a revendiqué en mars plusieurs attaques contre la communauté juive, en Belgique, au Royaume-Uni et aux Pays-Bas.

Dans le dossier de Bank of America, une jeune femme d’une vingtaine d’années est soupçonnée d’avoir «recruté» trois adolescents pour déposer un engin explosif artisanal devant l’établissement, en leur demandant de filmer, pour une rémunération «entre 500 à 1000 euros», d’après le Pnat.

Les trois adolescents sont soupçonnés d’avoir fait une première tentative dans la nuit du 26 au 27 mars, mais d’en avoir été «empêchés par un véhicule sérigraphié» devant l’établissement, selon le parquet antiterroriste. Deux sont accusés d’avoir recommencé la nuit suivante, avant d’être interrompus par des policiers. Le dispositif aurait pu générer «une forte boule de feu de plusieurs mètres de diamètre et propager un incendie», selon le Pnat.


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«Compte tenu de l’implication du groupe “Harakat Ashab al-Yamin al-Islamiyya” dans une campagne d’actions violentes, incendiaires ou explosives courant mars en Europe, notamment à Liège et Amsterdam, la coopération judiciaire européenne a été activée, et plus particulièrement le partenariat avec les autorités judiciaires antiterroristes belges et néerlandaises», avait précisé le Pnat.



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