Un pétrolier russe arraisonné dimanche dans l’Atlantique par la France, annonce Emmanuel Macron


Le Tagor, un pétrolier russe sous sanctions internationales, a été arraisonné par Paris avec le soutien de plusieurs partenaires, dont le Royaume-Uni.

La Marine française a arraisonné dimanche 31 mai un nouveau pétrolier en provenance de Russie, lors d’une opération menée en haute mer dans l’Atlantique «avec le soutien de plusieurs partenaires dont le Royaume-Uni », a annoncé lundi sur X Emmanuel Macron.

«Il est inacceptable que des bateaux contournent les sanctions internationales, violent le droit de la mer et financent la guerre que mène la Russie contre l’Ukraine  depuis plus de 4 ans», a ajouté le chef de l’État, dans un message diffusant quelques images de l’arraisonnement. Il s’agit de la quatrième interception de ce type effectuée par la France, engagée dans la lutte contre la flotte fantôme russe. Selon la préfecture maritime de l’Atlantique, l’interception s’est produite «à plus de 400 nautiques (740 km, ndlr) à l’ouest de la pointe de la Bretagne, sur un pétrolier en provenance de Mourmansk en Russie».


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«Après la montée à bord de l’équipe de visite, l’examen des documents a confirmé les doutes quant à l’irrégularité du pavillon arboré. Un signalement a été fait au procureur de Brest, compétent au titre du tribunal maritime», a-t-on ajouté de même source. Le navire est «actuellement escorté par des moyens de la Marine nationale vers un point de mouillage pour la poursuite des vérifications», a précisé la préfecture maritime dans un communiqué.

«Une menace pour l’environnement et la sécurité de tous»

«Ces navires, qui ne respectent pas les règles les plus élémentaires de navigation maritime, constituent également une menace pour l’environnement et pour la sécurité de tous», a insisté Emmanuel Macron, assurant que la «détermination» de la France à lutter contre la flotte fantôme russe était «constante et totale». L’interception de ce pétrolier, le Tagor, est la quatrième de ce type effectuée par Paris après celles du Deyna et du Grinch, arrêtés en Méditerranée respectivement en mars et janvier 2026, et du Boracay, arraisonné en septembre 2025 au large de la Bretagne (ouest) alors qu’il naviguait sans pavillon.

Les trois navires avaient été immobilisés puis avaient pu repartir après paiement d’amendes. La France a annoncé le 8 avril vouloir doubler les peines applicables aux infractions de défaut de pavillon et de refus d’obtempérer afin de renforcer les moyens de lutte contre les navires de la flotte fantôme russe, selon des sources concordantes.



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