Le président américain juge ces manœuvres conjointes «coûteuses» et «hostiles» envers la Corée du Nord, qu’il estime désormais «non menaçante». Il s’est également félicité du récent pacte de défense conclu entre l’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan.
Donald Trump a annoncé dimanche «réduire considérablement» la participation des États-Unis à des exercices militaires conjoints avec son allié historique sud-coréen, en raison de sa «très bonne relation avec Kim Jong Un », le dirigeant de la Corée du Nord.
Le président américain a dénoncé sur sa plateforme Truth Social des exercices «non seulement coûteux» et qui selon lui «envoient un signal totalement inapproprié et hostile» envers la Corée du Nord, qui, «depuis que Donald Trump est président, s’est montrée non menaçante et respectueuse».
Baptisés «Ulchi Freedom Shield», ces exercices annuels devaient durer 11 jours et débuter lundi. Rendez-vous estival régulier pour les forces armées sud-coréennes et leurs alliés américains, ces manœuvres sont conçues pour les préparer à la défense contre la Corée du Nord, par ailleurs dotée de l’arme nucléaire.
Sur Truth Social, Donald Trump a également fait mention de la non-participation de Séoul aux opérations militaires américaines contre l’Iran. «Bien que ce soit relativement sans rapport (?), j’ai récemment demandé au président de la Corée du Sud s’ils voudraient se joindre à nous dans la dénucléarisation de la République islamique d’Iran et ils ont dit ’’Non merci!’’», a écrit le président américain.
La veille, Donald Trump avait publié sur Truth Social une image le montrant aux côtés de Kim Jong Un lors de leur rencontre historique en 2019, pendant le premier mandat du milliardaire. «Malgré les semblants peu amicaux sur cette photo en particulier, il y en a beaucoup où nous sourions», avait-il écrit comme légende, ajoutant: «Kim Jong Un et moi, nous nous entendons TRES BIEN!»
Pyongyang avait dénoncé jeudi les exercices militaires conjoints entre Washington et Séoul à venir, et prévenu d’une possible riposte par des mesures «de dissuasion» plus fortes. La Corée du Nord voit dans ces exercices une répétition en vue d’une invasion et a tiré mercredi un missile balistique au-dessus de la mer du Japon en signe de protestation.
Trump dit se réjouir du pacte de défense entre l’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan
Dans un autre message publié dimanche, Donald Trump s’est également déclaré «très content» de la signature récente entre l’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan d’un pacte de défense. L’Arabie saoudite, le Pakistan et la Turquie, tous trois alliés de Washington, ont conclu un pacte de défense le 7 août, dans un contexte marqué par des attaques contre le royaume saoudien et la guerre au Moyen-Orient.
«Cela montre que le Moyen-Orient se rassemble et que les pays seront enfin capables de se défendre de manière significative», a déclaré le président américain sur sa plateforme Truth Social.
L’Arabie saoudite, où a été signé l’accord, entend ainsi renforcer ses alliances sécuritaires après avoir été ciblée par l’Iran en représailles aux bombardements américains. Ryad fait également face à une reprise des hostilités au Yémen avec les rebelles houthis.
La Turquie, le Pakistan, et l’Arabie saoudite ont par ailleurs en commun de participer aux efforts de règlement du conflit entre l’Iran et les Etats-Unis.
Selon des analystes, cet accord est aussi un moyen pour les signataires de s’éloigner des États-Unis, perçus comme un allié de moins en moins fiable dans la région, et qui peine notamment à intercepter l’ensemble des drones et missiles balistiques tirés par l’Iran et ses mandataires sur les pétromonarchies du Golfe.
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