trois semaines après le blocage du détroit d’Ormuz, l’approvisionnement mondial en pétrole est-il menacé ?


DÉCRYPTAGE – Inégalement exposées au choc pétrolier qui se profile, toutes les économies du monde entrent dans une zone de turbulence. Certaines jouent leur survie.

Privilégier le télétravail, réduire la vitesse sur les routes, limiter les vols d’affaires… La dizaine de mesures qu’a listée ce vendredi l’Agence internationale de l’énergie (AIE) a un objectif : réduire la pression sur les prix et les stocks d’hydrocarbures dans les 32 pays de l’OCDE que compte l’organisation. Mais elles ravivent aussi une crainte lancinante depuis le début de la guerre au Moyen-Orient : va‑t‑on se retrouver, demain, à cours d’essence, de diesel, de fioul ou de kérosène ? Trois semaines après la fermeture par l’Iran du détroit d’Ormuz, par où transitait près d’un quart du pétrole et des produits raffinés transportés par mer, le marché mondial est, pour l’instant, parvenu à rester à flot. Mais pour combien de temps encore – et à quel coût ? Le Figaro fait le point, région par région.

Pas de rationnements à la station-service, pas de restrictions sur la circulation, pas d’usines à l’arrêt : jusqu’ici, l’Europe a traversé la tempête avec, certes…

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