Tarifs de l’électricité, coûts de production – Une fin du bouclier tarifaire à risque pour les paysans – Politique et syndicats, Économie et gestion


Dans un communiqué du 4 août, le Modef, (Mouvement de défense des exploitants familiaux) alerte les pouvoirs publics sur les risques que fait porter la suppression du bouclier tarifaire de l’électricité sur les petites fermes. Afin de permettre au monde agricole de pouvoir pleinement assurer sa vocation nourricière, le syndicat demande une suspension immédiate de l’augmentation des tarifs de l’électricité.

Le 1er août a marqué la fin du bouclier tarifaire de l’électricité se traduisant concrètement par une augmentation de 10 % des tarifs. Cette échéance suscite de vives inquiétudes au sein du Modef (Mouvement de défense des exploitants familiaux) qui redoute les répercussions sur les petites exploitations dont l’activité risque d’être fortement déstabilisée.

Les risques encourus par les paysans

« Tous les ateliers de transformation à la ferme vont être en péril. Les producteurs laitiers pour traire leurs vaches et stocker le lait dans les tanks, les producteurs utilisant du stockage à froid notamment pour conserver leur production sont concernés par cette augmentation », s’inquiète le syndicat.

Le Modef dresse ainsi un tableau assez sombre de l’évolution de la situation des petites exploitations, face à une augmentation des prix de l’énergie électrique qui selon les statistiques de l’INSEE pourrait atteindre 92 % pour le secteur de l’industrie et de l’agriculture. L’organisation rappelle en outre que ces paysans avaient déjà été impactés par un accroissement de leurs coûts de production dû à l’augmentation des tarifs du gaz et des engrais.

Le mirage du paysan « agro-énergéticien »

L’organisation syndicale écarte rapidement l’option de la production d’énergie par les fermes pour faire face à cette flambée de l’énergie. « Le loyer perçu par un agriculteur pour des panneaux photovoltaïques peut aller jusqu’à 5 000 €/hectare. Cette opportunité de revenus semble inespérée pour compenser des prix faibles depuis plus de deux décennies et l’augmentation des coûts d’exploitation. Reste que l’implantation de projets énergétiques n’est pas équitable pour tous les agriculteurs, elle détruit des terres agricoles, fait flamber les prix du foncier, fait passer les questions agronomiques au second plan », estime le mouvement.

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Dans ce contexte, le Modef demande non seulement à l’État d’intervenir dans la fixation des tarifs du gaz et de l’électricité mais de rétablir purement et simplement « un service public de l’énergie, propriété de l’État à 100 %. »



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