Street art : des « tapettes à touristes » installées à Nice



Sous le soleil niçois, d’étranges dispositifs ont fait leur apparition. Disposant chacune d’un alléchant cornet de glace à l’italienne en guise d’appât, des tapettes géantes, installées sur une plage de galets, sur la promenade des Anglais ou dans une ruelle animée, provoquent l’hilarité des passants, qui se photographient en faisant mine de saisir le cône glacé.

Reproductions à grande échelle des traditionnels pièges à souris, ces objets grinçants en bois et métal attendent patiemment leurs victimes : les touristes, qui affluent dans le sud en cette période estivale ! Pour s’assurer de la bonne compréhension du message, le street artiste TooLate a estampillé chacune de ses créations de la mention « Tourist trap » (« Piège à touriste ») et d’un pictogramme représentant un promeneur portant un appareil photo autour du cou.

« Profiter d’une ville propre sans pollution et sans déchets ! »

« Pour réduire le tourisme de masse sur la Côte d’Azur, j’ai installé des tapettes à touristes. J’espère pouvoir faire disparaître un maximum de nuisibles d’ici la fin de l’été », a-t-il tweeté, acerbe. Sur Instagram, un mode d’emploi imprégné d’humour noir détaille sa démarche : « placer le piège dans une zone infectée par les touristes […], fixer un appât […] : cornets de glace, gaufres au sucre, produits locaux… Attendre que le nuisible se fasse piéger et pour finir : profiter d’une ville propre sans pollution et sans déchets ! ».

On l’aura compris, l’artiste s’attaque moins au tourisme lui-même, lucratif pour les hôteliers et commerçants locaux, qu’à ses dérives et aux incivilités des estivants, malheureusement nombreuses : ainsi, l’année dernière, il avait exposé sur la promenade des Anglais un paquet de cigarettes géant, rempli de 10 000 mégots ramassés sur la plage…

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Anonyme et caustique, cet artiste français, vraisemblablement admirateur de Banksy, avait également dénoncé les personnes qui, durant la crise du Covid, jetaient leurs masques sur le trottoir ou dans la nature. Encadrés sous verre dans les rues de Paris, des masques sales, ramassés par ses soins, étaient accompagnés de cartels détaillés les présentant chacun comme « l’œuvre d’un connard » !



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