«Si rien ne change, nous censurerons», prévient Olivier Faure, très peu enclin à un compromis


Dans un entretien à La Tribune Dimanche, le premier secrétaire du PS et candidat à la primaire de la gauche écarte pour le moment la possibilité de trouver un accord avec Sébastien Lecornu.

Le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure s’est une nouvelle fois montré très peu enclin à un compromis sur le budget samedi, quelques jours après la main tendue du premier ministre Sébastien Lecornu. «Si rien ne change, nous censurerons» le gouvernement, a assuré le député de Seine-et-Marne dans un entretien à La Tribune Dimanche.

«À l’approche de l’élection présidentielle, le gouvernement se tourne aujourd’hui vers l’extrême droite, en acceptant l’introduction de la préférence nationale dans l’attribution de certaines prestations sociales», a fustigé le candidat à la primaire sociale-démocrate en vue de la présidentielle.


Passer la publicité

Il a ajouté au passif du projet de budget présenté par le premier ministre pour 2027 «la baisse des subventions aux énergies renouvelables ou la réduction de la contribution de la France à l’Union européenne», qui sont aussi des revendications du Rassemblement national. «Pour négocier, il faut être deux», a-t-il insisté.

Un courrier de Matignon pour une rencontre

Sébastien Lecornu a adressé mardi aux députés et sénateurs PS un courrier les conviant à une rencontre pour «engager» un travail de compromis sur les textes budgétaires qui doivent être présentés jeudi en conseil des ministres. «Le compromis de 2026 a été possible parce que chacun a accepté de faire un pas. Je suis prêt à poursuivre cette démarche avec vous, avec la même franchise et la même volonté d’aboutir», avait-il écrit.

«L’an dernier, la suspension de la réforme des retraites, le repas à 1 euro pour les étudiants, la hausse de la prime d’activité ou encore le maintien du niveau des retraites et des prestations sociales obtenus lors d’âpres discussions nous ont permis d’amoindrir un budget très dur», a rappelé Olivier Faure. À moins de sept mois de la présidentielle, les propositions déjà formulées par le gouvernement «nous place(nt) dans une situation radicalement différente» cette année, a-t-il insisté.

Sans fermer la porte aux discussions, le chef de file des députés PS Boris Vallaud avait déjà estimé mercredi soir qu’il ne «voyait pas la main tendue» dans ce budget «récessif» et que la copie devait être «radicalement corrigée».



Source link

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


77 + = 86