Quatre ans après les incendies géants de 2022, pourquoi la Gironde reste si vulnérable aux feux


DÉCRYPTAGE – Préparée depuis des décennies au risque d’incendies, la Gironde a pourtant vu le feu parti de Saumos franchir une ligne de défense sur sa progression vers le Cap-Ferret.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, «à une heure du matin, le verrou de la ligne de défense (…) a sauté», a déclaré la préfète de Nouvelle-Aquitaine et de Gironde Sophie Brocas. Le feu, parti de Saumos le 22 juillet, a alors gagné le Cap Ferret, dont la préfecture a ordonné «l’évacuation progressive (…) village après village». «Les conditions sont pires qu’en 2022», a affirmé Marc Vermeulen, chef du Service départemental d’incendie et de secours (SDIS) de la Gironde.

«Cette année-là, les feux explosaient en fin de journée mais pas la nuit. Aujourd’hui, les feux explosent vers minuit et 1 heure du matin.» Pendant plusieurs heures, la propagation a atteint 800 à 1000 hectares brûlés par heure. Comment un massif aménagé précisément pour contenir les incendies a-t-il pu être débordé si vite ?

Une défense bâtie depuis des décennies

La première réponse n’est pas l’impréparation. La Gironde dispose d’un système de défense ancien et structuré. La Défense des forêts contre les incendies (DFCI) ne combat pas directement les flammes&nbsp…

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