REPORTAGE – Dans un restaurant donnant sur la mairie, jeudi, des soutiens normands de Gabriel Attal ont défendu sa candidature face aux critiques et préparé la voie à une alliance avec son rival d’Horizons, même s’il n’a pas leur préférence : «S’il n’y a pas d’accord, on est morts.»
Le malentendu demeure, au comptoir de Monsieur Auguste, la brasserie qui donne sur la place de l’Hôtel de Ville du Havre (Seine-Maritime). Sweat-shirt et sac Eastpak sur le dos, ce jeudi 24 septembre, un étudiant demande à voir Gabriel Attal : «Le comédien ?», l’interroge la serveuse, confuse. «Non, le politicien.» Dans la ville portuaire, la soirée de son opération «1000 bistrots» doit bientôt commencer, mais le candidat de Renaissance à l’élection présidentielle n’est pas là. En fait, il n’a jamais prévu d’arriver. Sur les réseaux sociaux, certains se sont laissé tromper par sa photo, accolée au visuel de l’invitation. «Et Édouard Philippe, il va venir ?» s’amuse un client attablé à quelques mètres. L’étudiant, déçu, quitte les lieux.
Gabriel Attal n’est pas venu défier son rival d’Horizons dans son fief normand. Il a laissé ses soutiens s’en charger. Responsable local de son parti, Luc Lefèvre, 72 ans, trouve que «Philippe ne fait pas une très bonne campagne». «Pour le…
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