Pourquoi l’Otan fait profil bas face aux attaques hybrides russes en Europe


DÉCRYPTAGE – Les incidents se sont multipliés ces derniers mois. Notamment cette attaque manquée, début août, au moyen d’un drone chargé d’explosifs sur l’aéroport de Leipzig. Au-delà de la condamnation rhétorique, la réponse à cette surenchère agressive se fait attendre.

L’attaque manquée, début août, au moyen d’un drone chargé d’explosifs sur l’aéroport de Leipzig, imputée mardi par le gouvernement allemand à Moscou, « marque une nouvelle escalade sur le sol européen, directement attribuée à la Russie », selon Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne. Une « attaque perpétrée à l’aide de matériel de qualité militaire par des agents russes », a-t-elle insisté. Un « acte de terrorisme d’État », a qualifié pour sa part Kaja Kallas, chef de la diplomatie européenne. Et pourtant, les réponses, à ce stade, se limitent à la panoplie habituelle du froncement de sourcils diplomatique : ambassadeur convoqué, consulat et centre culturel fermés, menace de nouvelles sanctions économiques…

Explosion dans une usine de munitions en Italie le 13 août, chute d’un missile de croisière russe en Pologne le 30 juillet, incendies dans des usines d’armement en Bulgarie et en Estonie, tirs de semonce d’une frégate russe contre un voilier dans…

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