pourquoi les candidats à la présidentielle se tiennent à distance du débat générationnel


ANALYSE – Le thème de la répartition des efforts entre générations s’est imposé dans le débat public, mais les prétendants à l’Élysée ne l’abordent qu’avec une grande prudence.

François Bayrou avait tenté de mettre le sujet sur la table lors de ses derniers jours à Matignon. En août 2025, celui qui était alors premier ministre s’insurgeait à la télévision contre la dégradation des finances publiques au détriment des jeunes, « qui devront payer la dette pendant toute leur vie ». « Tout ça pour le confort de certains partis politiques et pour le confort des boomeurs, comme on dit, qui de ce point de vue là considèrent que tout va très bien », tempêtait celui qui a fêté lundi ses 75 ans.

Boomeurs : le mot lui a valu bien des critiques, tant il symbolise de manière inflammable un clivage désormais bien ancré dans le débat public. La guerre serait ainsi déclarée entre ces générations nées pendant les Trente Glorieuses, accusées d’avoir profité d’une période prospère et de s’accrocher aux largesses de notre modèle social, et une jeunesse supposément sacrifiée, contrainte de payer au prix fort les retraites et la santé de ses aînés. Les prises de parole…

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