FIGAROVOX/TRIBUNE – Négligées dans les débats budgétaires, les agences publiques coûtent cher et brouillent la décision de l’État, estime le fondateur de l’observatoire statistique Hexagone.
François Pierrard est directeur et fondateur de l’observatoire statistique Hexagone
La séquence annuelle du budget a commencé, et avec elle le retour de la quête perpétuelle d’économies de bouts de chandelle, qui devraient permettre d’obtenir un équilibre budgétaire précaire… jusqu’à l’année suivante. Une piste, pourtant, a été peu évoquée : celle des agences publiques et parapubliques. Comme le rappelait un ancien premier ministre : « L’État s’est doté de plus de 1 200 établissements, organismes et agences complétant ou démembrant l’action publique. […] Notre objectif est d’en mener une revue complète, afin de vérifier que l’existence de ces organismes […] est toujours justifiée. » Ces mots remontent à mai 2019 : ce sont ceux d’Édouard Philippe, qui s’exprimait devant l’Assemblée pour proposer des pistes d’économies.
À l’époque, la France figurait déjà parmi les pays de la zone euro affichant les déficits publics les plus élevés, tandis que la dépense publique atteignait…
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