plus de 200 feux hors de contrôle, situation particulièrement critique dans l’Ontario


Le Canada fait face à une aggravation brutale de sa saison des feux, avec près de 2,8 millions d’hectares déjà brûlés depuis le début de l’année. L’Ontario, particulièrement touchée, a demandé l’aide du gouvernement fédéral.

Plus de 200 feux sont vendredi hors de contrôle au Canada, en particulier dans la province de l’Ontario dont les fumées des incendies sont respirées par des millions de personnes dans le nord-est des États-Unis. Selon les derniers chiffres du Centre interservices des feux de forêt du Canada (CIFFC), 207 feux sont hors de contrôle à travers le pays sur un total de 897 feux actifs.

La saison des feux a été jusqu’ici moins dramatique au Canada qu’en 2023, année record, ou en 2025, mais la virulence des incendies s’est considérablement aggravée depuis une semaine. Près de 2,8 millions d’hectares ont brûlé depuis le début de l’année, selon les derniers chiffres officiels du gouvernement fédéral. Vendredi dernier, ce chiffre était de près de 1,6 million d’hectares.


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La situation est particulièrement critique dans l’Ontario (est), où plus de 80 incendies sont hors de contrôle, a précisé vendredi devant la presse Doug Ford, qui dirige la province. L’Ontario a demandé jeudi l’aide du gouvernement fédéral et bénéficie de l’appui des pompiers d’autres provinces, dont l’Alberta et le Yukon.

Manque de coordination

Plus de 80 avions bombardiers d’eau et hélicoptères sont déployés en Ontario pour lutter contre les flammes. Et trente-neuf autres appareils sont prêts à s’envoler vers des zones reculées, non atteignables par la route, afin d’évacuer des localités où résident principalement des communautés autochtones. Dénonçant le manque de coordination de la part des autorités, certaines communautés ont organisé elles-mêmes ces derniers jours leur évacuation.

Les incendies dans l’Ontario n’ont causé pour l’heure aucune victime. Les habitants des localités évacuées ont été relogées notamment à Thunder Bay, Toronto ou Niagara Falls, a détaillé Doug Ford, qui n’a pas donné de nombre précis et a assuré ces personnes du «soutien» des autorités. Les fumées dégagées par ces feux et portées par les vents ont entraîné une dégradation extrême de la qualité de l’air dans la métropole de Toronto, la ville la plus peuplée du Canada, et dans l’est des États-Unis.

Selon les données collectées par la société suisse IQAir, les villes de Detroit, Chicago et Washington figuraient parmi les villes les plus polluées au monde vers 19h (heure de Paris) vendredi. Les services météorologiques canadiens ont averti que la qualité de l’air à Toronto, qui «s’est améliorée» vendredi matin, «sera à nouveau très mauvaise» dans la soirée et pourrait le rester durant le week-end.



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