plus de 100.000 euros dérobés à un couple d’octogénaires, leurs assistants à domicile mis en cause


Un couple d’octogénaires atteint de la maladie d’Alzheimer a été dépouillé de 103.780 euros. La femme qui s’occupait d’eux, son compagnon et une collègue sont soupçonnés de ces détournements. Ils seront jugés en mars 2027 à Montpellier.

Ils étaient revenus du Portugal pour se soigner et se rapprocher de leurs enfants. En quelques mois, un couple de Français de 84 et 85 ans installé dans l’Hérault a vu disparaître plus de 100.000 euros de ses économies. L’argent aurait été détourné par les personnes s’occupant d’eux, a appris Le Figaro de source policière.

L’affaire commence au printemps 2025. Installés au Portugal depuis plusieurs années, les deux retraités atteints de la maladie d’Alzheimer décident de rentrer en France, leur état de santé ne leur permettant plus de rester sur place. À leur arrivée, en juin, ils n’ont pas de logement et louent alors un appartement sur Airbnb, dans l’attente d’une solution plus durable. Leurs enfants cherchent à organiser une aide à domicile par l’intermédiaire de l’ADMR (Aide à domicile en milieu rural) mais face au manque de personnel disponible, la famille fait appel à une salariée de leur entreprise pour s’occuper du couple. «Ils la rémunèrent sans la déclarer», précise notre source. Quelques semaines plus tard, à l’approche de l’été, les octogénaires sont contraints de quitter leur location et s’installent finalement chez cette employée.


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Des opérations bancaires répétées

À partir de là, les détournements commencent. Selon les éléments recueillis par le Service local de police judiciaire de Sète, l’employée est soupçonnée d’avoir profité de l’état de fragilité du couple pour s’emparer de leur carte bancaire. Des achats auraient été effectués ainsi que des retraits d’espèces et des virements vers les comptes des enfants de la suspecte et de son compagnon. Une autre employée, venue prêter main-forte à sa collègue auprès des deux retraités, est également mise en cause. Elle est soupçonnée d’avoir effectué plusieurs virements à son propre profit. Les suspects se seraient principalement servis sur le compte du mari qui bénéficiait d’une retraite confortable avec un compte affichant plus de 140.000 euros.

La santé des époux continuant de se dégrader, ils ont finalement été placés en Ehpad mais les opérations frauduleuses se sont poursuivies jusqu’à ce que les enfants du couple s’aperçoivent des mouvements bancaires suspects, en novembre 2025. Ils ont déposé plainte et, au terme des investigations, le SLPJ de Sète a évalué le préjudice total à 103.780 euros.

Le 29 juillet dernier, l’employée, son compagnon et sa collègue ont été placés en garde à vue. Tous trois devront répondre des faits «d’abus de faiblesse» qui leur sont reprochés devant le tribunal judiciaire de Montpellier, le 4 mars 2027.



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