Pierre‑Yves Bournazel appelle à l’apaisement du débat politique


Au lendemain des municipales parisiennes, le candidat Horizons assume sa rupture avec Rachida Dati et presse PS et LR de clarifier leurs alliances en vue de 2027.

Quand l’après-élection se termine en règlement de comptes. Après avoir tiré à boulets rouges sur Rachida Dati dans les pages du Nouvel Obs, l’ancien candidat à la mairie de Paris Pierre‑Yves Bournazel était de retour sur les ondes ce vendredi matin. Il semble cette fois-ci appeler à l’apaisement du débat public. «Je veux combattre le populisme, l’illibéralisme politique. L’extrémisme politique nous conduit toujours à l’abîme. Notre société a besoin d’apaisement, d’un cap», a-t-il martelé au micro de Sud Radio.

Une formule qui, selon l’ancien candidat, le distingue foncièrement de sa rivale. «Je pense que madame Dati est trop clivante, qu’elle est souvent agressive et je crois que pour rassembler, il faut parler à des Parisiens et des Parisiennes qui ne sont pas toujours d’accord avec vous. Et je pense que c’est ce qui a manqué», a-t-il déclaré, enterrant la hache de guerre.


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Clarifier les alliances

Soutien d’Édouard Philippe, candidat à la présidentielle de 2027, Pierre‑Yves Bournazel a une fois de plus fermé la porte au dialogue avec les «extrêmes». L’élu parisien ne se limite pas à une famille politique. «L’extrémisme, c’est par exemple La France insoumise, lorsque M. Mélenchon tient des propos antisémites», a-t-il déclaré, sans exclure la formation politique de Sarah Knafo (Reconquête), qui a également eu le droit à l’étiquette chère au centriste. «Je serai toujours du côté de ceux qui combattront l’extrémisme politique, d’où qu’il vienne», a-t-il déclaré.

Une ligne politique qui, si elle ne se suffit pas à elle-même, appelle selon lui quelques clarifications en vue de la présidentielle. «Olivier Faure doit clarifier sa position et ses alliances vis-à-vis de LFI. De la même manière, lorsque Bruno Retailleau n’est pas capable de choisir entre un candidat de droite modérée et un candidat d’extrême droite à Nice, pardon, mais ça nécessite une clarification», a-t-il développé, rejetant par la même occasion l’idée d’une grande primaire à droite: «Le parti Reconquête est un parti d’extrême droite. Je ne fais pas alliance avec l’extrême droite».



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