Paul Seixas peut-il aller chercher la troisième place d’Isaac del Toro ?


LA QUESTION DU JOUR – Après la montée vers l’Alpe d’Huez et avant l’étape reine de montagne samedi, le Français pointe à 24 secondes d’Isaac del Toro.

NON – Vingt-quatre secondes. Des poussières à l’échelle d’un Tour de France qui bouclera ses trois semaines de course dimanche à Paris. Mais un fossé qui semble difficile à combler avant la dernière étape alpestre de la 113e édition, entre Le Bourg d’Oisans et l’Alpe d’Huez ce samedi. Neuvième au sommet de l’Alpe d’Huez, le Français a encore abandonné quatre secondes à son rival mexicain qui dispose d’un matelas confortable sur le podium.

Confortable car Seixas a montré certaines limites dans la montée des mythiques lacets. Il n’a pas su répondre à l’accélération de Tadej Pogacar, ni à celle de Remco Evenepoel un peu plus tard. Et n’a jamais semblé en mesure de pouvoir déstabiliser del Toro en tentant une attaque. Fidèle à sa ligne de conduite depuis le départ de Barcelone, Seixas signe un Tour maîtrisé, sans aucun jour sans, réfléchi et surtout sans aucune prise de risque inconsidérée qui aurait pu le mettre dans le rouge.


Passer la publicité

Le Lyonnais, qui n’aurait pas pu être mieux épaulé par ses coéquipiers dans la 19e étape, a d’ailleurs avoué avoir vécu «l’une des journées les plus dures» de sa vie sur un vélo ce vendredi. «J’ai limité la casse. À la fin, je n’avais pas les jambes que j’espérais», a-t-il ajouté le visage caché derrière son masque ne dissimulant pas une pointe de déception.

Quatrième et à sa place au pied du podium

Fatigué, Seixas est probablement à sa place, au pied du podium, dans un Tour de France où il aura fait preuve d’une remarquable régularité (dix places dans le Top 10) alors qu’il n’avait jamais participé à une course de plus de huit jours. Peut-être davantage, même, qu’un Del Toro (22 ans) qui découvre, comme lui, la Grande Boucle. Mais ce dernier a l’avantage d’avoir déjà couvert un grand tour (Giro 2025) et une meilleure connaissance de l’effort sur la durée. Le Mexicain a parfois donné l’impression d’être dans le rouge au sein du groupe des favoris. Mais il a su à chaque fois trouver les ressources pour se remettre à niveau. Un niveau très légèrement au-dessus de Paul Seixas cette année.



Source link

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


5 + 3 =