pas d’exploit pour la France, battue par la Pologne en finale


Les Bleus se sont inclinés en quatre sets en finale de l’Euro, ce samedi à Milan, face aux champions en titre polonais.

Pas d’exploit. Les Bleus sont tombés sur un os : battue face à la Pologne tenante du titre (3-1 : 29-31, 19-25, 25-20, 16-25), l’équipe de France de volley a dû se contenter d’un argent, samedi à l’Euro, aussi frustrant que prometteur pour une nouvelle génération.

Onze ans après l’unique victoire des Français de Laurent Tillie dans l’épreuve, les joueurs d’Andrea Giani se sont cette fois arrêtés sur l’avant-dernière marche, trébuchant face à des Polonais sur un nuage. De quoi installer un peu plus la sélection de Wilfredo Leon, victorieuse de la Ligue des nations cet été, vice-championne olympique, au sommet d’une discipline dont elle occupe déjà la première place au classement mondial. À cela, ajoutez un ticket décroché pour les Jeux de Los Angeles.


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Face à cette équipe, le capitaine Antoine Brizard savait qu’il fallait saisir chaque occasion. Et les Bleus ont tenté le coup, en parvenant notamment à arracher le troisième set. Leur première chance s’était elle évanouit face à la cruauté du challenge. Alors qu’ils pensaient empocher la première manche 27-25, une faute au filet revue à la vidéo a totalement rebattu les cartes, et la Pologne ne s’est pas fait prier pour rafler la mise au terme d’une folle fin de set (29-31).

Un premier coup dur pour les Bleus, qui ont ensuite subi la foudre des tenants du titre. Menant de 10 points dans le deuxième set, les Polonais ont semblé dérouler. Défense aux aguets, attaques surpuissantes, Leon et le géant central Bartlomiej Lemanski s’en sont donné à cœur joie. Pourtant, les coéquipiers de Mathis Henno ont semblé retrouver de l’énergie en fin de set, énergie qu’ils ont alors mise à profit pour se détacher dans le suivant. Aidés par la superbe entrée du central Mousse Gueye (5 blocs), les Français ont semé un petit doute. Mais la marche était encore trop haute. Les Polonais ont remis la main sur la rencontre pour finalement s’avancer vers leur deuxième sacre de rang.

Légitimes

Si la fête était aux couleurs rouge et blanc samedi, le Bleu a tout de même réussi à redevenir à la mode européenne en cette semaine de Fashion week à Milan. Certes, les hommes d’Andrea Giani auraient préféré se parer d’or. Mais l’argent reste synonyme de réussite pour un groupe construit depuis le début de l’été. Sans de nombreux cadres ayant eu besoin de faire une pause, ils ont presque remis les compteurs à zéro fin mai et le parcours sinueux connu tout au long de la saison laissait planer quelques incertitudes.

Éliminés avant même la phase finale de Ligue des Nations en juillet, les coéquipiers d’Antoine Brizard ont néanmoins peu à peu récolté les fruits de leur travail. Autour du capitaine, mais aussi de Trévor Clévenot ou de Théo Faure – meilleur marqueur tricolore avec 136 points -de nouveaux visages ont gagné leur place.

Déjà connus pour avoir notamment gagné en équipes jeunes, Simon Magnin, Daniel Iyegbekedo ou encore Mathis Henno se sont peu à peu fondus dans le collectif – avec plus ou moins de temps de jeu – le dernier étant l’un des éléments phares du parcours des Français. «On se sent légitime d’être ici, disait déjà Henno quelques jours plus tôt. J’avais les étoiles dans les yeux quand les Bleus ont gagné les championnats d’Europe en 2015, puis les JO deux fois. Je me suis dit qu’un jour, je serais à leur place».


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Au fil des rencontres, le collectif s’est affirmé, à l’instar de cette rencontre en guise d’exemple contre les Allemands en poules. Les Bleus ont ensuite pris le dessus contre la Roumanie, avant de rejoindre la séduisante Finlande dans le dernier carré. Certes, le chemin s’était un peu plus ouvert en évitant à Sofia de croiser le pays-hôte bulgare, et surtout plus tard l’Italie. Mais les Français ont aussi su gérer leur statut, un an après un Mondial-2025 conclu par une élimination dès la phase de poules. À l’époque, Antoine Brizard avait laissé couler des larmes de déception. Un an plus tard, les Bleus n’ont peut-être pas les étoiles dans les yeux. Mais peuvent regarder vers l’avenir.



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