« On s’invente des ennemis » : dans l’affaire Crépol, les interrogatoires qui ont fait basculer les juges sur le racisme anti-Blancs


EXCLUSIF – Le 17 juillet, les mis en cause dans le meurtre de Thomas Perotto étaient réentendus par les magistrats, qui ajoutaient la circonstance aggravante de racisme aux chefs d’accusation pesant sur eux. Le revirement judiciaire, inédit, pourrait désormais donner lieu à un procès portant sur la question du racisme anti-Blancs.

Dans son bureau du tribunal de Valence, une magistrate interroge Yanis B. Ce 17 juillet, le jeune homme de 21 ans, mis en examen avec 13 autres pour le meurtre de Thomas Perotto à Crépol, répond aux questions. Il a été avisé cinq jours plus tôt que la justice envisage une mise en examen supplétive des mis en cause, visant à ajouter la circonstance aggravante de racisme aux chefs d’accusations de «meurtre» et «tentative de meurtre» qui pèsent déjà sur eux. Celle-ci pourrait bouleverser les contours du futur procès. «Quand j’entends (le mot) “Français”, je me sens concerné. Quand j’entends “bougnoule”, “Arabe”, je me sens concerné. Je n’ai rien à voir avec tout ça, avec les propos racistes. Je suis autant Français que tout le monde (sic)», explique Yanis B.

Le 19 novembre 2023, à la sortie du bal de Crépol, il admet avoir entendu des insultes lors de l’explosion de violence entre rugbymen et jeunes du quartier romanais de la Monnaie, dont il fait partie. Mais Yanis B. conteste, en revanche…

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