Olivier Faure qualifie les gendarmes de «voyous en uniforme», Laurent Nuñez les défend


Mercredi, Olivier Faure a posté sur X un message rediffusant une vidéo faisant état de comportements violents des gendarmes lors de la manifestation de Saint-Soline contre les mégabassines du 25 mars 2023.

Laurent Nuñez s’est interrogé jeudi sur «l’intérêt» pour le patron du PS Olivier Faure de rediffuser une ancienne vidéo de la manifestation de Saint-Soline contre les mégabassines et de qualifier de «voyous en uniforme» les gendarmes qui étaient intervenus, si ce n’était pour les «jeter en pâture».

Mercredi, Olivier Faure a posté sur X un message rediffusant une vidéo faisant état de comportements violents des gendarmes lors de cette manifestation du 25 mars 2023. Cette vidéo prise par des gendarmes avait été rendue publique par Médiapart en novembre 2025. «Quelles sanctions ont été prises pour ces violences préméditées sur des militants qui défendent le cycle de l’eau contre sa privatisation par quelques-uns ? Veiller à la sécurité publique ne peut pas se confondre avec l’action de voyous en uniforme», a écrit Olivier Faure.


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Les enquêtes judiciaires sont toujours en cours

Interrogé par l’AFP, l’entourage de Laurent Nuñez a souligné que «plusieurs enquêtes administratives et judiciaires ont été lancées et sont en cours concernant cette vidéo, comme l’a dit le ministre devant la représentation nationale». «Des sanctions disciplinaires ont déjà été mises en œuvre», a-t-on poursuivi, en ajoutant que Laurent Nuñez «s’interrogeait sur l’intérêt à rediffuser à nouveau ces éléments connus, commentés et faisant l’objet de procédures si ce n’est pour jeter en pâture nos gendarmes, qualifiés éhontément de “voyous en uniforme”, en occultant les violences graves commises contre les forces de l’ordre lors de cette manifestation interdite».

«Le ministre redit, a insisté son entourage, que les forces de l’ordre méritent de la considération et du respect». Début juillet dernier, le Défenseur des droits avait dénoncé dans une décision une «logique de confrontation» des autorités et des «manquements déontologiques» de la part des gendarmes. Les enquêtes judiciaires sont toujours en cours. Dans le cadre de l’enquête administrative, «40 militaires ont pu être identifiés» et «33 d’entre eux ont fait l’objet d’un traitement disciplinaire pour leurs propos inadaptés, jusqu’à des jours d’arrêt», avait précisé alors le ministère de l’Intérieur.

«Les faits de tirs et d’ordre de tirs potentiellement non conformes relevés» lors de cette enquête administrative «seront appréciés en fonction des conclusions de l’information judiciaire ouverte» à Rennes, avait ajouté le ministère.



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