Négociations commerciales – Les industriels avaient obtenu 9 % de hausse en mars 2023


Les industriels de l’agroalimentaire avaient obtenu à l’issue des négociations commerciales annuelles conclues le 1er mars 2023 une hausse moyenne de 9 % du prix d’achat de leurs produits par les supermarchés, a indiqué mercredi à l’AFP le médiateur des relations commerciales agricoles.

Selon Thierry Dahan, qui cite des chiffres de l’Observatoire des négociations commerciales annuelles – un « groupe de travail » réunissant des représentants des distributeurs et des industriels -, ces derniers avaient demandé en moyenne 14 % de hausse pour répercuter des coûts de production également en hausse.

L’augmentation de 9 %, évaluée à 10 % dans un premier temps par les industriels, s’ajoutait à celle obtenue à l’issue des négociations rouvertes en 2022 afin de compenser la flambée des matières premières liée à la guerre en Ukraine.

Au total, les industriels ont ainsi obtenu des supermarchés une revalorisation de 16 % du prix d’achat de leurs produits sur un an, de mars 2022 à mars 2023, selon l’observatoire.

M. Dahan a souligné auprès de l’AFP le caractère inédit de cette augmentation à deux chiffres qui permet, selon lui, aux industriels de « reconstituer leurs marges » après huit ans de déflation.

Cette variation « n’est pas une mesure de l’inflation » alimentaire en rayons, relève-t-il, même si cette forte revalorisation a forcément « pesé sur les prix à partir de mars (2022, NDLR), et continuera de peser encore cette année », le temps qu’elle soit totalement répercutée par les supermarchés.

L’augmentation de 9 % « s’explique par la prise en compte totale de la hausse des prix agricoles, comme le prévoit la loi (Egalim, NDLR), et la prise en compte partielle des autres coûts (emballage, énergie, salaires, transports, etc.) », détaille l’observatoire.

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Depuis la fin de l’année 2002 toutefois, les cours de certaines matières premières agricoles (blé, huiles végétales) ou de l’énergie ont eu tendance à se stabiliser, voire à baisser.

Ces mêmes industriels ont donc accepté la semaine dernière, sous la pression du gouvernement, de rouvrir les négociations avec les distributeurs pour essayer de contenir une inflation du prix des denrées alimentaire estimée par l’Insee à 15 % sur un an au mois d’avril.



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