Marine Le Pen continue de clamer son innocence et s’en remet à la cour de Cassation. Le risque de l’empêchement n’est pas dissipé, il est repoussé.
«Vous gardez l’élection mais dans les pires conditions. » L’autorité judiciaire s’en défend, mais elle sait faire de la politique. La décision rendue par la cour d’appel dans le procès des assistants parlementaires du Front national est un brillant mélange de prudence et de malveillance teintée d’une forme de perversité. Les magistrats ont choisi de ne pas donner le coup de grâce à Marine Le Pen en lui laissant la possibilité d’être candidate à l’élection présidentielle tout en l’assortissant d’une condamnation et surtout d’un bracelet électronique, forme contemporaine du tatouage du forçat. Une peine évidemment aménagée, donc réduite, mais, dans le prononcé, elle s’étend, symboliquement, sur douze mois, donc au-delà du second tour de l’élection présidentielle. Marine Le Pen a refusé d’accepter cette décision. Elle continue de clamer son innocence et s’en remet à la Cour de cassation. Le risque de l’empêchement n’est pas dissipé, il est repoussé. Le premier parti de France reste enfermé…
Poster un Commentaire