Le jeune apprenti paysagiste de 18 ans avait fait parler de lui en mai après avoir fabriqué et porté une croix sur le plus haut sommet des Pyrénées, après la disparition de l’ancienne structure.
Tout a commencé par un acte de vandalisme. En avril dernier, la police espagnole confirme la disparition de la croix métallique du pic d’Aneto, le plus haut sommet des Pyrénées (3400 mètres). Le symbole avait visiblement été découpé avec une meuleuse.
Un mois plus tard, Maël Le Lagadec, 18 ans et apprenti paysagiste à Montauban, défraie la chronique : il a fabriqué une nouvelle croix en bois et, le 9 mai, l’a portée lui-même jusqu’à la cime, avec l’aide d’un de son ami Julien. Un mètre dix de hauteur, 70 centimètres de largeur et 11 centimètres d’épaisseur : un exploit de 35 kilos, sans compter le poids du matériel d’installation !
Pour éviter qu’elle ne soit emportée par les intempéries, l’édifice est fixé à l’aide de pitons, de tendeurs et des câbles et son pied introduit à l’intérieur d’une petite fosse. Mais quelques jours plus tard, le 22 mai, la croix est cependant retrouvée en contrebas du sommet. Un acte de vandalisme, selon Maël.
Une structure plus solide pour éviter le vandalisme
Le 24 mai, deux alpinistes espagnols avaient remis la croix en place. Le 31 mai, Maël Le Lagadec et son ami sont remontés sur le sommet pyrénéen pour fixer leur croix. La cordée s’ébranle à 6h30 du matin et parvient au sommet un peu après 15 heures. Soit plus de huit heures d’ascension avec 20 kilos de matériel.
Les deux amis tentent d’abord de fixer des haubans, mais ne parviennent pas à trouver des attaches dans le sol à cause de la neige. Ils décident finalement de percer le pied de la croix et de l’arrimer au rocher avec des tiges en acier. Maël et Julien fabriquent également un support en posant de lourdes pierres autour du pied de la croix.
Cela suffira-t-il à éviter de nouveaux actes de vandalisme ? Maël l’espère. Mais le jeune homme, qui compte désormais plus de 10.000 abonnés sur Instagram, a d’ores et déjà indiqué à la presse locale qu’il remonterait chaque fois que cela serait nécessaire. «J’ai eu énormément de messages de personnes qui voulaient m’aider pour avoir des structures bien plus solides que du bois. On est en train de voir ce qu’on peut faire avec la Guardia Civil en cas de nouveaux vandalismes», a-t-il confié à France 3 régions.
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