REPORTAGE – Ce vendredi, l’accusé a mimé le meurtre de son épouse dans leur ancienne maison, puis sur le champ où il dit avoir enterré son corps. Une reconstitution qui n’a pas convaincu les parties civiles, lesquelles décrivent un Cédric Jubillar «manipulateur du début à la fin».
«Décevant.» Le mot revient sur toutes les lèvres des avocats de parties civiles présents ce vendredi 2 octobre à Cagnac-les-Mines (Tarn), lors de la seconde reconstitution du meurtre de Delphine Aussaguel par Cédric Jubillar, dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020. Il faut dire que l’attente était immense. Cet été, dans une lettre manuscrite transmise à son avocate, l’accusé est passé aux aveux, cinq ans et demi après avoir nié en bloc le meurtre de son épouse, avec qui il était en instance de divorce. Puis, lors de deux interrogatoires, le 15 juillet et le 18 septembre, il est revenu sur de nombreux points, livrant une version qui accrédite la thèse d’un acte non prémédité.
Alors que les enquêteurs situent le drame dans le salon, il assure par exemple que tout s’est joué dans la cuisine : «Elle est contre le frigo, je la tiens contre le frigo», a-t-il déclaré, selon un document que Le Figaro a pu consulter. «J’avais mes deux pouces positionnés au niveau de sa glotte, j’enroule mes…
Poster un Commentaire